Source: Members Only Magazine
Référence internationale dans la biomécanique appliquée au golf, le Français Jean-Jacques Rivet analyse le swing des joueurs de tous les niveaux grâce aux derniers outils technologiques. Son centre est basé au Bois d’Arlon Golf & Resort.
Officiellement ouvert cet été, le Bois d’Arlon Golf & Resort se positionne déjà comme l’un des hauts lieux des swings belge et européen. Un championship course de 18 trous (le « Heath Course »), un autre de 9 trous (le « Parkland »), des infrastructures d’entraînement exceptionnelles avec une académie (European Performance Stadium) unique dotée des dernières technologies, un hôtel quatre étoiles de 64 chambres sur site, des lodges pour les séjours en famille, un restaurant avec terrasse, un Spa Cinq Mondes et un château privatisable pour des séminaires ou des événements : il ne manque rien pour assouvir les appétits des chasseurs de birdies et d’art de vivre.
Propriétaire des lieux (220 hectares de paysages préservés) et passionné de golf, l’entrepreneur luxembourgeois Robert Schintgen a pleinement réussi son pari. Au carrefour des frontières de Belgique, de France, d’Allemagne et du Luxembourg, ce visionnaire a créé un endroit d’exception pour une mise au green de haut niveau. A terme, il ne nous étonnerait pas que le club accueille de grands tournois internationaux et devienne incontournable pour de nombreux champions européens.
Comprendre son swing
L’arrivée, in situ, de Jean-Jacques Rivet, pionnier et référence mondiale de l’utilisation de la biomécanique dans le sport, en général, et dans le golf, en particulier, est un signe qui ne trompe pas. Après avoir longtemps élu résidence près des greens de Terre Blanche, en Provence, il a exporté son expertise et son expérience à Arlon. « Je partage désormais mes activités dans deux ‘headquarters’ : le Bois d’Arlon, siège européen, et le prestigieux club de Stoke Park, siège anglais. Dans les deux cas, je bénéficie d’infrastructures idéales et d’un engagement indéfectible envers l’excellence… »
Ostéopathe de formation et athlète accompli (il fut champion international de planche à voile), Jean-Jacques Rivet a lancé le concept de Biomecaswing en 1998. « L’objectif est de permettre aux golfeurs de tous les niveaux de parfaire l’accomplissement et la compréhension de leur swing afin d’amener leur jeu au niveau qu’ils désirent. En prenant en compte la morphologie et les capacités personnelles de chaque golfeur, ce système permet d’analyser la posture, la mobilité, l’équilibre et l’intensité de chaque geste pour adapter et optimiser son jeu », résume Jean-Jacques Rivet.
S’appuyant sur plus de trois décennies d’expérience, le concept a fait ses preuves. Mais il ne cesse néanmoins d’évoluer grâce, notamment, aux technologies de la dernière génération (logiciels, capteurs, caméras 3D…) et même à l’intelligence artificielle. « Lors de la première session de travail avec un élève, nous effectuons un scan complet de sa morphologie, de sa posture, de son élasticité musculaire et de sa coordination. Et nous examinons comment ces différents facteurs interagissent. A la fin, après différentes interviews et en fonction du diagnostic, des solutions biomécaniques sont établies pour obtenir un swing performant personnalisé avec, en toile de fond, un programme d’optimisation. Chaque détail peut faire l’objet d’une analyse. Mais l’objectif premier est, évidemment, de garantir une amélioration nette du mouvement en s’appuyant sur une approche scientifique et maîtrisée. »
On le sait : en golf, il n’existe pas de geste parfait. En fonction de sa morphologie, le joueur doit donc forcément s’adapter. C’est précisément l’ambition de la biomécanique. « Renforcer telle ou telle chaîne musculaire, développer la synchronisation, bien utiliser ses appuis, comprendre le rôle de l’œil dominant : tout est important pour obtenir la trajectoire de balle souhaitée… »
Un travail d’équipe
Au Bois d’Arlon, Jean-Jacques Rivet travaille en étroite collaboration avec Bart Bollen, directeur du golf et coach renommé, et tous les « teaching pros ». « Je ne suis pas un professeur de golf. Je suis complémentaire des coaches. C’est un vrai travail d’équipe… »
Il s’est également adjoint les services de Marc Delpierre, préparateur physique bien connu qui a notamment collaboré longtemps avec Justine Henin. Le travail physique s’avère, en effet, essentiel dans le processus d’amélioration de la performance. Tout est clairement en place pour faire de Biomecaswing un lieu de référence.
Au fil de sa carrière, Jean-Jacques Rivet – véritable mécanicien du swing – a eu le privilège de travailler avec de nombreux champions, dont la légende anglaise Justin Rose et la récente championne olympique néo-zélandaise Lydia Ko. Il a aussi longtemps collaboré avec l’European Tour et avec David Leadbetter, considéré comme l’un des meilleurs coachs de l’histoire. A l’arrivée, il a mis toutes ces expériences au service d’un concept qui, répétons-le, s’adresse aux joueurs de tous les niveaux (débutants ou confirmés) et de tous les âges. « J’ai 66 ans. Je pourrais prendre ma retraite. Mais la passion brûle toujours en moi et j’ai encore beaucoup de défis à relever et de secrets à percer », sourit-il, heureux et fier de participer à l’essor et à la renommée du Bois d’Arlon.
Le recours à la biomécanique dans le sport ne se limite d’ailleurs pas au seul golf. La plupart des disciplines sont également concernées. Dans les années 90, Jean-Jacques Rivet fut, d’ailleurs, le premier à introduire le « screening biomécanique » pour atténuer les risques des pilotes fatigués, notamment avec KTM et l’équipe Schlesser, dans le championnat du monde des rallyes-raids. Il a prodigué également ses conseils en rugby. En vérité, l’optimisation du geste athlétique n’a pas de frontières.